Série : Brutale attirance
Tome : 1
Auteur : Shay Carrot
Éditeur : Audible
Parution : 28 mars 2023
Nombre de minutes : 1018
Bienvenue à Uspia, pays où vivent des sorciers, des fées, des loups-garous, des vampires, ainsi que des hybrides.
Sorcière de sang et fière de l'être, je déteste toutes les créatures dotées de crocs, leur vouant même une haine incommensurable. Et ce n'est pas seulement à cause d'un décret mis en place des siècles auparavant, interdisant aux personnes de mon espèce de côtoyer amoureusement d'autres créatures. Non, c'est bien plus profond que ça. Ces pourritures ont tué mon frère lors de la pleine lune et continuent d'assassiner des innocents.
Alors quand j'entre à l'académie universitaire de Woreth, et que l'on m'annonce que je vais devoir faire équipe avec un hybride dans le cadre d'un tournoi qui s'avère dangereux, c'est un véritable cauchemar pour moi. Et cela semble réciproque puisque ce connard d'hybride dominateur, sombre et arrogant n'hésite pas à se montrer particulièrement violent pour me le faire comprendre.
C’est une évidence : notre aversion est partagée. Mais malgré toute sa puissance, je ne compte pas baisser les yeux devant lui. Alors… que la partie commence !
⚠ Attention ! : Dark romance, donc TW :
- agressivité
- scènes de sexe explicites
- langage cru
- violence
On ne va pas se mentir, ce roman est bourré de défauts, mais j'en suis devenue accro quand même ! 😅
Alors une fois n'est pas coutume, je vais commencer par les aspects négatifs.
Et tout d'abord, LE gros point noir, celui qui m'a énormément gênée durant toute ma lecture : les innombrables mots mal choisis, soit parce qu'ils ne correspondent pas à la situation, soit parce qu'ils alourdissent le texte. En effet, il y a une multitude de termes qui ne sont pas utilisés à bon escient. En fait, je pense que l'autrice a tellement voulu faire la chasse aux répétitions et aux verbes dits "ternes" (c'est-à-dire les verbes que l'on utilise le plus, comme "avoir", "dire", "faire", "être", etc) qu'elle en est venue à utiliser des mots qui, pour elle, étaient des synonymes, mais qui, en réalité, ne vont pas du tout. La langue française est tellement riche qu'il est très rare que deux mots aient exactement le même sens. Et ce n'est pas parce qu'ils sont donnés comme synonymes dans un dictionnaire qu'ils le sont vraiment. J'ai plusieurs exemples en tête, comme "Je campais mes yeux dans les siens", qui revient je ne sais pas combien de fois. Cela ne se dit tout simplement pas ! Oui, le verbe "camper" peut être synonyme de "planter", mais seulement dans certains cas, comme "se camper sur ses jambes". Mais certainement pas pour les yeux. Ou encore "Il subsistait à mes côtés", dans le sens de "Il restait à côté de moi". Cela ne se dit pas non plus. Le verbe "subsister" contient la notion de "continuer à vivre". On ne peut pas l'employer juste quand deux personnes marchent côte à côte pendant 50 mètres. Et des exemples comme ça, je pourrais en donner pendant des pages !
Il y a ensuite les erreurs pures de vocabulaire, du genre confondre "en signe de dénégation" et "en signe de désapprobation", qui ne veulent pas dire du tout la même chose. Oui, dans les deux cas, on fait "non" avec la tête, mais pas du tout dans le même esprit. "Dénégation" veut dire qu'on répond juste non à une question, alors que "désapprobation" signifie qu'on n'est pas d'accord avec quelque chose, qu'on le désapprouve. Et c'est deux choses très différentes.
Enfin, il y a le choix de certains mots pour éviter les répétitions. Pour moi, utiliser 150 fois "cavité buccale" pour ne pas dire le mot "bouche", "organe vital" à la place de "cœur", ou encore "liquide lacrymal" pour les larmes, ça n'a aucun sens car ça alourdit la phrase et l'enlaidit. Franchement, je préfère lire (ou entendre, dans le cas de la lecture audio) 200 fois les mots "bouche", "cœur" ou "larmes", c'est quand même plus poétique et moins froidement anatomique !
Je sais que beaucoup de personnes n'accordent pas d'importance à tout ça, mais pour moi, c'est primordial. Et une histoire aura beau être géniale, si je suis éjectée de ma lecture quasiment à chaque phrase par ce genre d'erreur, ça devient vraiment pénible.
Mais ne vous méprenez pas : si je souligne ce problème, ce n'est pas dans un but malveillant, c'est juste pour exprimer mon ressenti, avertir les lecteurs qui pourraient être sensibles, comme moi, à la forme d'un texte, et surtout alerter l'autrice, si jamais elle voit ma chronique. Toutes ces imperfections peuvent facilement être corrigées et n'enlèvent rien à la beauté et à la puissance de son histoire.
À côté de cela, les autres soucis sont mineurs. Il y a Ludmilla, qui m'a prodigieusement agacée pendant quasiment tout le tome. Son agressivité, sa froideur, sa fierté, sa "grande gueule", tout ça m'a bien énervée, et j'ai eu du mal à m'attacher à elle, même si, au final, j'y suis parvenue, car elle est également forte, courageuse, résiliente, généreuse, entière et sincère. En un mot, elle ne fait pas semblant et est toujours à fond, qu'elle aime ou déteste quelqu'un.
Autre chose qui m'a fait lever les yeux au ciel plus d'une fois, c'est le niveau de nullité des sorciers en magie. Ils savent faire apparaître de l'eau mais ils ne savent pas faire sécher leurs vêtements quand ils sont mouillés ? Ils ne savent pas faire de sort pour faire oublier quelque chose à quelqu'un ? Alors oui, je comprends que tout ça, c'est pour servir l'histoire, mais honnêtement, ce n'est pas très crédible. En fait, ils ne servent quasiment à rien, et s'il n'y avait pas les Hybrides (qu'ils se permettent, en plus, de mépriser), ils seraient bien dans la m... .
Bref, on l'aura compris, pas mal de choses m'ont un tantinet exaspérée au cours de ma lecture.
Mais alors, pourquoi j'ai adoré ce 1er tome au point que je me suis jetée sur le suivant ?
Tout simplement à cause de Diego et de sa relation avec Ludmilla. Diego a un charisme de dingue ! Dès qu'il apparaît, la scène prend une ampleur et une intensité incroyable. Pourtant, au début, il est tout sauf sympathique ! Mais ce qui m'a passionnée, c'est de voir comment Ludmilla est fascinée et attirée par lui, malgré sa haine farouche pour les hybrides. J'ai adoré voir comment il arrive à la déstabiliser, à l'ébranler, à la déboussoler, ainsi que sa capacité à lui faire ressentir des choses qu'elle n'avait jamais ressenties. Elle ne comprend rien à ce qui lui arrive et c'est tellement jubilatoire, d'assister à ça ! Car la complète innocence de Ludmilla concernant la sexualité est un des aspects les plus drôles de cette série. Ses parents l'ont maintenue dans une ignorance totale de ces choses-là, au point qu'elle ne sait pas ce que veulent dire les mots "sperme" ou "orgasme". Et elle se retrouve confrontée à un hybride qui ne pense qu'à ça à longueur de temps et qui a jeté son dévolu sur elle. C'est excellent !
Mais il n'y a pas que ça : Diego est beau, fort, protecteur, possessif, autoritaire, inébranlable, déterminé... tout ce qui me fait craquer chez les hommes dans les romans. Et malgré sa rudesse et sa froideur envers Ludmilla, il n'a de cesse de la protéger et de la conquérir. Ce qui amène forcément Ludmilla à se poser des questions, à réviser ses certitudes, à démolir peu à peu ses préjugés. Elle change énormément, aux côtés de Diego. Et c'est tout cela qui fait la force de ce roman ! Bon, et un peu les scènes... torrides, j'avoue. 😅
Par ailleurs, ce roman recèle un suspense infernal, par l'histoire du Tournois, déjà, mais surtout à cause du thème de l'amour interdit, que je déteste mais qui donne envie de toujours savoir ce qu'il va leur arriver, je le reconnais.
Et à ce niveau-là, l'autrice est particulièrement sadique (c'est elle-même qui le dit), car elle malmène fortement notre petit cœur, surtout à la fin du tome. D'ailleurs, ça devrait être interdit de laisser les gens dans cet état ! 😄
Donc, en résumé, l'histoire et les personnages ont été assez forts et assez captivants, attachants, passionnants, émouvants, brûlants, en un mot, exaltants, pour me faire dépasser les défauts de ce livre et pour me pousser à me jeter immédiatement sur le tome 2 (que j'ai déjà fini !)... 😊



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